06 mars 2007

Bremen

finalromioManga en 9 volumes, Bremen suit le parcours d'un groupe de jeunes musiciens dans le chaos de la capitale nippone. Par une belle nuit d'été, Reiji le guitariste fou de rock, rencontre Romio, le "chasseur de chasseurs de bourgeois" (il détrousse les racketteurs pour survivre). Entre ces deux rebelles se crée un lien que rien ne pourra altérer. Le comportement "rock" de Romio séduit immédiatement Reiji, qui décide d'abandonner sa petite vie minable en banlieue pour tenter sa chance à Tokyo.

Les deux compères y feront la rencontre de Ryô le batteur (la batteuse ?) et de Run le bassiste, et prendrons la décision de monter un monster band, les Bremen. Mais la voie du succès est semée d'embûches et les troubles-fête sont légion ...

Voilà pour la trame principale, Bremen est un manga simple, parfois trop, qui nous dépeint l'ascension d'un groupe d'adolescents qui n'hésitent pas à tout sacrifier pour aller au bout de leur rêve. Car pour arriver au sommet il faut plus qu'une simple envie. Le courage, la motivation, l'amitié et le charisme sont nécessaire pour gravir les échelons et devenir célèbre. Le tout nous est raconté avec un certain humour, peut être même de la naiveté. Les deux personnages principaux évoquent très vite un duo Onizuka / Ryuji caricaturé en rockeurs anarchistes. Le problème est que l'auteur semble chercher son style sans jamais aller au fond des choses : on ne tombe jamais à fond dans l'humour Shonen, ni dans la critique de la société telle qu'elle aurait pu être faite par un personnage immoral tel que Romio. Résultat : le tout est nuancé, et l'opinion du lecteur aussi ...

bremen1Bien loin de la qualité d'un Beck (voir notre article sur le blog) ou d'un Nana (que je développerai dans un prochain article), Bremen reste un manga plaisant pour les amateurs de rock ou tout simplement de musique. Le trait d'Haruto Umesawa est simple, sans grandes fioritures mais efficace et agréable à regarder. Côté scénario, l'intrigue est plaisante bien que basique, et rend la lecture intéressante, même si elle ne marquera pas les esprits. On peut néanmoins reprocher à l'auteur une conclusion beaucoup trop rapide qui aurait nécessité un ou deux volumes de plus. Umesawa dépeint le monde du spectacle sous un jour parfois acide et corrompu et nous propose ainsi une approche assez réaliste. Les sacrifices et la détermination dont font preuve les personnages pour atteindre la gloire sont donc mis en avant, même si on regrette que leur psychologie ne soit pas plus travaillée.

Édité chez 'J'ai lu', Bremen est un manga distrayant qui séduira sans impressionner. Loin des chefs d'oeuvres de la culture manga, il sait se faire une place timide dans une mangathèque. Je le conseille à tous les lecteurs qui ne veulent pas de prise de tête ou de scénario complexe. A lire pour se détendre ou passer le temps, sans s'attendre à une oeuvre en marge de la société.

Posté par Begoud à 09:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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